Le format RAW

Apprendre

Nous allons aborder aujourd’hui des notions un peu (beaucoup) techniques.

Le format RAW et
le traitement des données numériques en général.

A mon arrivée au club, j’ai découvert l’existence de ce format. Les démonstrations de Patrick sur Lightroom ont fini de me convaincre. J’ai franchi le pas et je suis passé en RAW pour le meilleur et pour le pire.

Hervé Lainé

Modifier ce paramètre dans l’appareil est chose aisée, mais savons-nous exactement ce qu’est le format RAW. Découvrons dans cette première vidéo ce que signifie shooter en RAW.

Les bases élémentaires du format RAW

J’ai pigé, en RAW, je développe et j’exporte moi même mes photos en Jpeg en choisissant un profil colorimétrique.

Concrètement c’est quoi cette histoire de profil et lequel choisir, c’est le sujet de cette vidéo

Choisir un profil colorimétrique

Le RAW présente de nombreux avantages, dont celui d’exploiter la plage dynamique étendue du capteur.

Si ma photo finale présente une plage dynamique maximale de 8 IL, c’est à dire que le contraste entre mon noir et blanc est de 1:256. La plage dynamique de mon capteur permet d’enregistrer un contraste de 1:16384 (14 IL).

Voyons dans cette dernière vidéo comment exploiter cette plage dynamique étendue en utilisant l’exposition à droite, appelée également exposer pour les hautes lumières.

Exposer à droite

Pour préparer ce cours, je me suis appuyé sur les ressources documentaires suivantes :

Le format RAW, Compétence Photo.

Le cours sur la photographie numérique de René Bouillot. Bien que difficile à appréhender, cet ouvrage est une référence.

L’article d’Arnaud Frich sur la gestion des couleurs


Et comme d’habitude, l’espace commentaires sous l’article vous est ouvert. Votre retour est important, surtout en mode confiné.

Si certains sont intéressés par une démonstration plus complète de Darktable. Je vous invite à visionner la vidéos de Luc Viatour qui fait le tour complet des fonctionnalités de base :

Bonne semaine

Hervé Lainé

Auteur/autrice : Hervé Lainé

Le plaisir de photographier et rien d'autre

12 réflexions sur « Le format RAW »

  1. Merci Hervé. Cette formation devrait être Rawbligatoire. Sur l’exposition à droite, ayant fini l’aspirine et étant passé au dolliprane, j’ai calé en effet sur la question bien soulevée par Jacques. Ca ne va pas de soi. Merci pour tes explications complémentaires. Avec un reflex classique, on peut toujours afficher l’histogramme avant la prise de vue et caler à droite , sachant que l’histo est en général une “représentation” jpeg, donc il y a encore de la marge avec le RAW sans surexposer.

    Pour le HDR les résultats peuvent être décevants, même après un bon traitement ad hoc des photos RAW bracketées. Là on travaille sur plus de 10 IL, et l’œil (et son cerveau attaché) ne voit jamais ça en une seule image, d’où le dérangeant des luminosités et couleurs bizarres). Si on dit que l’œil s’adapte instantanément, c’est faux il ne voit pas tous les IL d’un coup. C’est comme l’illusion du multi tâche d’un PC, c’est du séquentiel rapide, mais pas du simultané. Mais parfois, on veut quand même ramener une image en lumière imprenable ! Pour la prise de vue, j’en ai souvent fait à main levée bien calé, en bracketing, en mode rafale rapide, 3 ou 5 shoots. Les très légers décalages (si la scène n’est pas trop animée) sont rattrapés sans problème par le logiciel (LR, PS ou autre).

  2. Bravo Hervé pour ta brillante pédagogie et tout ce travail. Merci !
    Dans ta vidéo “exposer à droite”, je m’interroge sur la terminologie car pour moi exposer à droite consiste à ne pas laisser le boitier ramener l’histogramme vers le centre mais surexposer sur la droite, d’où le titre, en ne dépassant pas les capacités dynamiques du capteur dans les blancs, de sorte qu’au développement, en réduisant l’exposition, on récupère une image correcte en évitant ainsi de générer trop de bruit. Pour ton vitrail tu as exposé de – 5 IL, donc à gauche. Soit tu as utilisé la compensation d’exposition en semi auto ou réduit vitesse, ou le diaphragme en manuel pour y parvenir, peu importe. Au moment de la prise de vue tu as donc exposé à gauche.
    Je me trompe ?
    D’ailleurs, il faut dire quil est périlleux d’exposer à droite avec un reflex car le contrôle de l’histogramme se fait à posteriori et quand on le chatouille trop, on grille les blancs, alors qu’avec un hybride on le surveille dans le viseur (gros avantage des mirorless).
    Merci.

    1. Hello Jacques,
      Merci de ton retour.
      Selon le bouquin de René Bouillot, exposer à droite, c’est utiliser la partie la plus à droite du capteur sans déborder.
      Selon la scène, on peut sur ou sous exposer. La bonne terminologie devrait être “placer mes blancs à droite
      Exemple, une ruelle sombre la nuit, par défaut l’APN remet tout le monde au centre et pour ramener l’histogramme à droite je vais faire +2IL.
      Par contre dans le cas de mon vitrail, par défaut, mon apn ramène l’intérieur au centre et le vitrail est hors champ. Je sous expose pour ramener le vitrail à droite. Si je n’avais pas inclus le vitrail dans mon cadre, j’aurais effectivement fait +2il. Il ne faut donc pas retenir une valeur de +/- x IL qui est liée à la dynamique de la scène. C’est une des notions qui m’a donné le plus de fil à retordre surtout depuis que Michel Claraco nous avait fait suivre un document sur ce sujet. J’avais prévenu, il faut un aspirine. Belle journée

      1. Et pour compliquer encore, dans la pratique, je prends ma mesure en spot dans mes blancs et je surexpose de 2,33IL.

        Mathématiquement parlant il y à 2,45IL entre mon gris et mon blanc.
        18,45×2 puissance 2,45 =100%

        Ensuite mes tons sombres se répartissent naturellement vers le bas ou j’ai de la place.

        Par contre, il est vrai que cette gymnastique devient un peu inutile avec un hybride qui nous montre le résultat final. Heureux possesseurs d’hybride.😉

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